Qui sommes-nous ?

SOS Écureuil Provence est une association d’intérêt général qui agit pour la protection de l’écureuil roux et de son habitat. Depuis plusieurs années, nous observons l’évolution des populations, accompagnons les particuliers, développons des solutions concrètes et sensibilisons le grand public.

Notre histoire

L’histoire de SOS Écureuil Provence est avant tout celle d’une passion pour la nature et d’une volonté d’agir concrètement.

Tout commence à Lambesc. Laurent Cattanéo, passionné de nature, constate qu’il voit de moins en moins d’animaux sauvages. Un jour, un habitant lui signale la présence d’un écureuil roux dans son jardin. Intrigué, il se renseigne et découvre qu’une dizaine d’années auparavant, l’espèce était encore bien présente sur la commune.

Il décide alors de comprendre ce qui se passe. Pendant plusieurs années, il observe les derniers écureuils, aménage les premiers points de survie (eau et nourriture) et étudie leur comportement. La mortalité routière apparaît rapidement comme une menace importante, mais elle ne suffit pas à expliquer la disparition progressive de l’espèce. Les observations de terrain révèlent également l’impact important de la prédation par les chats domestiques.

Face à cette situation, Laurent Cattanéo crée l’association SOS Écureuil Provence. Avec le soutien du maire de Lambesc, M. Bernard Ramond, une convention est signée avec la commune afin de protéger les écureuils roux dans une grande pinède communale d’environ huit hectares. Ce premier parc devient un véritable laboratoire de terrain où de nombreuses observations sont réalisées.

Au fil des années, l’association se structure. De nouveaux bénévoles rejoignent l’équipe, notamment un chercheur et un chef de projet. Les actions sont progressivement étendues à d’autres communes :

  • Lambesc ;
  • Salon-de-Provence (Parc de la Pinède Saint-Léon) ;
  • Rognes (Parc de la Garrigue) ;
  • Pertuis ;
  • Les Pennes-Mirabeau ;
  • ainsi que plusieurs EHPAD et maisons de retraite à Rognes et à La Ciotat.

Ces années d’observation permettent de mieux comprendre les difficultés rencontrées par l’écureuil roux. L’urbanisation, le développement des infrastructures routières et la disparition progressive des trames vertes réduisent fortement les habitats favorables. Dans de nombreuses communes, les écureuils ne subsistent plus que dans quelques grands parcs ou dans les forêts situées à proximité des habitations.

L’association s’intéresse également à une question qui intrigue de nombreux observateurs : la raréfaction des pignes de pin, ressource alimentaire essentielle de l’espèce.

Pour mieux comprendre ce phénomène, des échanges sont engagés avec plusieurs organismes scientifiques, notamment l’INRAE, l’ONF, l’IMBE et le CNRS.

M. Maxime Cailleret (INRAE) explique notamment le cycle de production des cônes de pin, qui s’étale sur environ trois années. Mais cette réponse soulève une nouvelle question : pourquoi certains pins ne produisent-ils presque plus de pignes ?

Pendant près de six ans, l’association suit ce phénomène sur le terrain. Les observations montrent notamment que les pins bénéficiant d’un apport en eau produisent davantage de cônes. Elles permettent également de mieux comprendre à quel moment une pigne devient réellement exploitable par un écureuil. Faute d’études scientifiques spécifiques sur ce sujet, l’association développe progressivement plusieurs hypothèses fondées sur des milliers d’heures d’observation.

Les observations montrent notamment qu’une pigne verte met encore environ une année avant de devenir un cône fermé brun ou noir, facilement exploitable par l’écureuil. Elles montrent également que certains cônes restent utilisables pendant plusieurs années après leur ouverture, constituant une ressource alimentaire plus durable qu’on ne l’imaginait.

Peu à peu, le travail de terrain est reconnu.

France 3 consacre un reportage à l’association dans l’émission Météo à la Carte, mettant en valeur plusieurs années d’observations ainsi que les nombreuses vidéos réalisées par les bénévoles.

Laurent Cattanéo intervient également à plusieurs reprises sur BFM Marseille Provence afin d’informer le public sur les difficultés rencontrées par les écureuils roux, notamment la pénurie de pignes, la prédation par les chats domestiques ou encore les gestes simples permettant d’aider la faune sauvage.

L’association élargit ensuite son action à l’échelle européenne. Elle défend notamment plusieurs projets :

  • la réalisation d’une étude européenne sur l’impact réel des chats domestiques sur la biodiversité ;
  • le développement d’écuroducs standardisés afin de réduire la mortalité routière ;
  • l’amélioration des continuités écologiques entre les espaces naturels ;
  • le partage des connaissances entre chercheurs, collectivités et citoyens.

Aujourd’hui, l’expérience acquise conduit l’association à considérer que plusieurs facteurs agissent simultanément sur le déclin local de l’écureuil roux : l’urbanisation, la fragmentation des habitats, la disparition des trames vertes, les sécheresses répétées, la raréfaction des ressources alimentaires, la prédation par les chats domestiques et, selon les contextes, celle des pies.

Au fil des années, de nombreuses autres causes de mortalité ont également été étudiées : les noyades, les électrocutions, les incendies, le manque d’eau, le manque de nourriture ou encore les collisions routières. Pour chacune d’elles, l’association cherche des solutions concrètes, simples et reproductibles.

Aujourd’hui, SOS Écureuil Provence poursuit cette mission en sensibilisant le public grâce à son site Internet, ses formations, ses interventions dans les écoles, ses actions dans les EHPAD, ses livres jeunesse et ses nombreux projets de sciences participatives.

Notre ambition reste la même qu’au premier jour : mieux comprendre pour mieux protéger l’écureuil roux et, plus largement, contribuer à reconstruire la biodiversité de proximité.

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